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Christian Dior : les femmes, sa destinée

Christian Dior Historique

Christian Dior, l’ascension

21 janvier 1905, les températures sont largement en dessous de zéro et la neige tombe en abondance à Granville quand Christian Dior voit le jour dans cette villa rose qui surplombe la Manche à Granville.

Il est le second d’une fratrie qui en comptera. Ses deux parents sont spécialisés dans les fertilisants naturels. Il n’a que cinq ans quand il va vivre à Paris. Et son avenir, il le voit en art et architecture, comme diplomate pour sa mère qui l’inscrit en Siences po.

En 1919, une gitane prédit au jeune Normand:

 « Les femmes vous seront bénéfiques, et c’est par elles que vous réussirez ».

Son père le soutient et, en 1928, lui donne les fonds pour ouvrir sa galerie avec son ami Jacques Paul Bonjean.
Là, il pourra s’exprimer à travers des croquis et ses tableaux côtoient les oeuvres de Picasso, Braque, Cocteau, Max Jacobs.

La galerie ferme en 1931.

Sa mère décède, son père, victime de mauvaises spéculations, est ruiné. 1934, dans le Sud de la France, il se remet d’une tuberculose. Pour s’occuper, il dessine des croquis de robes luxueuses, de chapeaux.

Il revient à Paris, vend 6 croquis pour 120 francs. Mais sa décision est prise. Soutenu par quelques amis artistes, il crée, comme lors de son enfance, des costumes pour le cinéma et le théâtre.

Il vend quelques tableaux, la maison de Normandie et partage le gîte chez des amis comme l’acteur Jean Ozenne qui l’encourage à vendre quelques croquis.

De retour du service militaire, il vend ses premiers croquis de robes et de chapeaux chez Claude Saint-Cyr ou chez la modiste, Madame Agnès.

Christian Dior devient d’abord illustrateur de mode pour Le Figaro illustré puis, en 1938, modéliste et assistant de création pour le couturier Robert Piguet.  Monsieur Piguet rêvait de couture et le rêve a rejoint la réalité. Il ouvre des boutiques Avenue Montaigne, aux Champs- Elysées.

Christian Dior en retiendra l’apprentissage d’un métier, d’une passion, tout un monde, celui de la mode. Il crée 3 collections en quelques mois, dont le fameux tailleur ‘Café anglais’ inspiré des ‘Petites filles modèles’, en pied-de-poule noir et blanc, avec un dépassant de lingerie issue des penderies aux senteurs lavande de ses souvenirs.

La chance lui sourit à nouveau. Pas pour longtemps., il est appelé sous les drapeaux lors de l’éphémère débâcle française en 1940. Démobilisé, il rejoint son père et sa plus jeune sœur dans le sud de la France où il devient cultivateur.

Christian Dior et Piguet
Dior et Piguet ©Richard Piguet

Il ne revient à Paris qu’en 1941, et sa place est prise.  Il entre alors chez Lucien Lelong, une des plus grandes maisons de couture parisienne où il coopère avec Pierre Balmain.

Condamné à habiller les femmes de l’occupant nazi ou de collaborateurs français, il garde la plus grande affection pour sa sœur.

C’est elle, la cadette, qui va veiller à la subsistance de la famille en cultivant haricots et petits pois. C’est encore elle qui risquera sa vie dans la résistance.

Catherine et Christian ont cet amour de la botanique et des fleurs. Elle ira s’installer en Provence où elle possède des vignes et une exploitation de roses à parfum.  Il lui dédie son premier parfum, Miss Dior, en 1947, pour habiller chaque femme de désir.

Christian Dior Miss Dior Affiche

Mais de loin, un homme est prêt à miser gros sur lui et va changer sa vie. Cet homme, c’est Marcel Boussac. Il voudrait relancer ‘Philippe et Gaston’. Dior a une autre idée : avoir sa propre maison pour clientèle élégante avec une collection qui nécessite beaucoup de tissu.

Boussac, le roi du coton, y voit un renouveau pour l’industrie textile. Il lui concède 10 millions de francs pour juste ‘ Trois ateliers dans les combles, un minuscule studio, un salon de présentation, une cabine, un bureau de direction et six petits salons d’essayage.’.

Le 16 décembre 1946, le 30, Avenue Montaigne devient la première boutique Dior. Il est l’un des premiers à venir s’y installer et donnera l’impulsion à d’autres boutiques d’y développer leur commerce à leur tour : Chanel, Gucci, Jimmy Choo, Armani et bien d’autres.

Magasin Dior Avenue Montaigne, Paris

À l’atelier, Christian Dior peut compter sur Raymonde Zehnacker, son assistante fidèle, Marguerite Carré de la maison Patou.et de ses trente ouvrières, de Mitzah Bricard sa muse artistique. Finie la saison des défilés ?

Qu’à cela ne tienne, moins de deux mois plus tard, le 12 février 1947, amis, journalistes et acheteurs professionnels n’ont d’yeux que pour les 80 tenues des lignes ‘Corolle’ et ‘en huit’.

Il chamboule tous les codes de la mode sauf celui de l’élégance, avec son premier défilé. Il en a rêvé de ce moment, il y a travaillé sans relâche, s’est entouré d’un staff compétent, dont un certain tailleur, Pierre Cardin. Taille cintrée, poitrine haute et ronde, épaules arrondies, jambes découvertes à 40 cm au-dessus du sol, la ligne ‘Corolle’ veut redonner aux femmes le désir de plaire.

Ces femmes soldats ont envie de renaître et Christian Dior en a déroulé des mètres et des mètres de tissu pour faire bouffer les jupes de cette première collection ! Elle lui rappelle son enfance passée à Granville dans le jardin familial, sa passion partagée avec sa mère pour la botanique.

L’extase des applaudissements lui font oublier les semaines d’angoisse, de nuits blanches, mais jamais de doute.  Cette nouvelle ligne n’échappe pas au regard de Carmel Snow, la rédactrice en chef du magazine Harper’s Bazaar, un magazine féminin reconnu dans l’univers de la mode.

It’s a newlook ! écrie-t-elle à la sortie du défilé !


1954
, la collection H « haricot vert », clin d’oeil à sa soeur Catherine, renverse à nouveau les lignes. Elle est baptisée « flat look » pour les Anglo-saxons. On revient aux épaules doucement marquées, à une taille cintrée,
le buste souligné, des jupes larges des jambes découvertes d’environ trente centimètres.

Elle sera suivie, parmi d’autres, de la ligne « A » puis « Y ».  Sur les conseils de son ami d’enfance Serge Heflter-Louiche,

Dior crée une société de parfum avec l’iconique « Miss Dior », car selon le créateur, le parfum est la touche finale d’une tenue et ça on adore !

Le succès ne se fait pas attendre, à tel point que…

Christian Dior Parfum Miss Dior
Fragance de fleurs Miss Dior x Dior

Pourquoi se limiter à la France ?

Traversons les mers et les océans !

1948, il crée une boutique à Londres et à New York, il ouvre Christian Dior New York inc. Avec l’aide de Jacques Rouët, directeur financier et futur directeur général, il crée un véritable empire avec franchise, dépôt de marque, bureaux de relations publiques.

Pour le cinéma hollywoodien, c’est la ruée vers l’or. À l’Avenue Montaigne à Paris, Dior a pour voisine une certaine Marlène Dietrich qui partage son cercle intime du moulin de Milly-la-Forêt.

« No Dior, no Dietrich ! »

En 1950, l’actrice accepte le rôle principal du film d’Alfred Hitchcock Le Grand Alibi à la condition d’être habillée en Dior. Broderie de mousse nacrée, Palais rose, de la ligne Trompe-l’œil du printemps-été 1949 sera la star du film.

Sa garde- robe porte la griffe Dior comme celles de Grace Kelly, Ava Gardner et Olivia de Havilland.

En 1957, Dior, c’est plus de la moitié des exportations de la couture française, une
renommée internationale, des points de vente dans quinze pays et de l’emploi pour plus de deux mille personnes. Il est le premier couturier à faire la couverture d’un magazine, le Time.

1956, l’homme se sait malade. Qui d’autre que lui peut retranscrire les motivations et les découvertes d’une vie qu’il sait exceptionnelle ? Cette force secrète se retire alors dans son château de La Colle Noire. En 1957, il verra encore son mannequin Victoire présenter la robe de cocktail en satin de Chine bleu et noir de sa collection ‘fuseau’ qu’il crée avec son jeune stagiaire Yves Saint-Laurent.

Octobre 1957, il part faire une cure à Montecatini Terme.
Une simple note de service informera le personnel de son décès et demandera de continuer le travail. Quelques jours plus tard, ce sont des mannequins, en tenue noire, sans fards qui l’accompagneront en l’église de saint Honoré d’Eylau.

L’image la plus marquante sera celle de l’affiche apposée sur la porte : ‘Fermé pour cause de deuil’. Et à Callian, où Christian Dior repose, le curé dira qu’il est parti habiller les anges.

Ce prince de l’élégance aura vendu 100 000 robes, déroulé 1500 kilomètres de tissus.

Mais qui donc va bien pouvoir succéder à cette maison maintenant orpheline ?

David Schoenbrun, chroniqueur CBS, dira :

‘C’est un miracle ! La France est le seul pays où lorsque meurt un homme de génie, un autre se lève aussitôt pour le remplacer !’.

Yves Saint-Laurent

Ce nom, à l’époque, était inconnu du grand public… Il est né à Oran. Sa mère lui donne le goût de la mode.  Il débarque à Paris pour fréquenter l’École de la chambre syndicale de la couture parisienne. Son père contacte Michel de Brunhooff, rédacteur de Vogue, qui les présente l’un à l’autre, stupéfait de la ressemblance de leurs croquis.

Dior l’engage immédiatement. Yves Saint-Laurent commence par mettre en scène
les boutiques, à donner un coup de pouce à la confection de robes mythiques. Il élargit son cercle : le sculpteur François-Xavier et Claude Lalanne avec qui il collaborera, Zizi Jeanmaire et Roland Petit pour qui travaillera comme costumier et décorateur.

Auprès de Christian Dior, Yves Saint Laurent y apprend l’essentiel et de cette essence, les idées vont germer. Sans parfois mot dire, ces deux-là se font confiance. Dior avouera à Jacques Rouet, le directeur de la maison, que son jeune couturier est le père de 34 robes des 180 de la collection.

La célèbre photographie « Dovima et les éléphants » prise au Cirque d’Hiver immortalise ce talent.
Il a l’étoffe d’un grand et du haut de ses 21 ans, au décès du créateur, le voilà propulsé à la tête de la direction artistique de Dior.

Anne-Marie Muñoz deviendra une collaboratrice fidèle.  Pierre Berger, compagnon de Bernard Buffet, est aussi présent.
Il faut préparer la collection du printemps-été 1958 dont la présentation est prévue le 30 janvier.

Il retourne se ressourcer à Oran, comme il l’a toujours fait et revient, début décembre, avec 600 croquis dans ses bagages.

“Dans cette première valise, il y avait tout. La rigueur. La ligne. La transparence. Un jet.”

Dira sa fidèle collaboratrice.

Dior x YSL
© Visual

Jeudi 30 janvier 1958 à 10h, il ne sait pas encore que sa collection fera une ovation dans une heure.

Pierre Bergé y assiste, avec Bernard Buffet.  Les robes sont structurées, épurées.

On est loin des modèles de Dior.
Les robes sont posées sur les épaules, les lignes sont légères. Quelques jours plus tard, Pierre Bergé et lui dînent à ‘La Cloche d’Or’.
Jusqu’en 1960, Yves Saint-Laurent mettra en scène six collections chez Dior.

Ses lignes sont plus destinées à la jeune génération et sont en décalage avec les codes de la clientèle de Dior.

Preuve en est, cette dernière collection « Souplesse, Légèreté, Vie » dans les tons violets et le noir.

Son blouson en cuir croco, ses cols roulés laissent un doute chez la clientèle.

Le 1er septembre 1960, le conflit s’intensifie en Algérie, Yves Saint-Laurent est appelé sous les drapeaux.  Une dépression mettra fin à sa collaboration avec la maison Dior qui le licencie.  Pierre Bergé lui annonce la nouvelle.

Alors, “Nous allons créer une maison de couture toi et moi, et tu la dirigeras”, et Pierre Bergé répond : “C’est ce que nous allons faire”. Et c’est ce qu’ils ont fait.

Marc Bohan

Marc Bohan Reprend donc le flambeau en 1960.

Des études de financier ? Il n’aime pas ça. Ce qu’il veut, c’est entrer dans le monde de la mode. Il intègre la Maison Patou, un détour par le service militaire et la Maison Piguet où il sera modéliste, un autre chez le Captain Molyneux.

Tout cela lui donne envie de créer son propre atelier, mais si la première collection fait son succès, le créateur n’est toujours pas en affinités avec les chiffres. Il refait un saut chez Jean Patou.

Au printemps 1957, Dior lui propose la direction artistique de la filiale américaine. Le contrat n’aura pas eu le temps d’être signé. Il rejoint alors la filiale de Londres un an plus tard et c’est lui qui sera nommé à la suite d’Yves Saint-Laurent.

« N’oubliez pas la femme »,

Marc Bohan a compris cette femme qui prend une nouvelle place dans la société.
Il sait qu’elle a besoin d’une mode facile à porter tout en alliant l’élégance de la silhouette, de dynamisme, mais autant de féminité. Son pari a des vêtements sophistiqués dans la simplicité, avec une pointe d’insolence, par moments;

Il lance le Slim Look.
La silhouette est libre et souple, la jupe en biais, les épaules naturelles, la taille abaissée. Il aime les arts dont il s’inspire comme notamment l’artiste Niki de Saint Phalle. Il y retranscrit aussi ses découvertes des cultures lointaines comme des ensembles style japonisant ou des avec bordure de fourrure comme la cape du couronnement de l’impératrice d’Iran Farah Diba.

Mais si Christian Dior était installé dans sa renommée, Marc Bohan a des concurrents comme les Maisons Chanel ou Givenchy.
Mais aussi le prêt-à-porter qui s’installe.  Alors, il ne cesse d’élargir les horizons de Dior.

Il crée la ligne ‘Baby Dior’ et trois ans plus tard ‘Christian Dior Monsieur’. Et ‘L’eau sauvage’ messieurs se décline en talc, mousse à raser, déo…

Il se lance aussi dans le prêt-à-porter avec Miss Dior, en 1967.

Avec Philippe Guibourgé, ils créent une mode jeune et décontractée.

Les épaules les plus célèbres se parent de ses tenues.
La famille de Monaco suivra le créateur.

On se souvient du tailleur à rayures tennis que portera Caroline de Monaco, de la robe voile bayadère de Grace Kelly, et d’un ensemble de velours aubergine porté par Elizabeth Taylor.
Mais bien d’autres encore, telles Jackie Kennedy, Sophia Loren, Brigitte Bardot, Michèle Morgan, Isabelle Adjani, Maria Callas…

En 1984, le créateur exprime à nouveau sa passion pour l’art par une série de robes évoquant le dripping, technique du peintre américain Jackson Pollock.

C’est la robe qui devient tableau ou sculpture créée à partir du corps féminin.
La mode, Marc Bohan a su la révolutionner, mais en toute discrétion, de manière réservée comme l’homme qu’il est.

En 1983 et 1988, c’est en blouse blanche avec les ouvrières autour de lui, comme le faisait Christian Dior, qu’il reçoit les deux Dés d’Or.

La chute de Marcel Boussac, la multitude de déclinaisons de produits Dior l’amène à laisser sa place à John Galliano.

John Galiano

C’est dans un savant mélange de flamenco par sa mère et d’un univers ‘so british’ par son père que Juan Carlos Antonio Galliano-Guillén puise la fantaisie de sa créativité et de l’exubérance de sa première collection
« Afghanistan Repudiates Western Ideals ».

Diplômé de la prestigieuse Saint Martin’s School of Art, ses tenues ne sont pas simples à réaliser pour le prêt-à-porter. Financièrement, c’est assez difficile malgré un  British Designer of the Year Award en 1987. Années 90, il se tourne vers Paris et la rédactrice en chef du magazine américain Vogue, Anna Wintour persuade Sao Schlumberger de lui prêter sa villa parisienne pour son défilé.
O y voit défiler gracieusement Kate Moss et Naomi Campbell.

17modèles de crêpe noir aux coupes en biais vont faire fureur. Il est enfin reconnu par ses pairs.  Madonna, la baronne de Rothschild se pressent pour passer commande.

Bernard Arnault nomme ce génie anglais ‘directeur de la création de la Haute-couture et du Prêt-à-porter féminin’.

La Maison Dior voit alors ses défilés transformés en véritables shows à l’américaine.
Le directeur artistique veut mettre l’accent sur une femme excentrique et insolite.
John Galliano est nommé Commandeur de l’ordre de l’Empire britannique.

Dior Couture  en 2004 a un chiffre d’affaires de 540 millions d’euros.  On lui aurait demandé 32 collections par an. Il ouvre sa propre boutique dans les beaux quartiers parisiens.

Pourtant, un soir, John fait scandale. Un bar et une vidéo aux propos antisémites ont suffi à le mettre hors course.

Raf Simons

C’est un autre passionné des arts qui, à l’aube de 2012, prend les rênes et devient alors responsable de la « haute couture, du prêt-à-porter et des accessoires féminins ». Un Belge chez Dior ? Un homme au talent incontestable, baigné de musique punk et électronique, de

l’univers de la photographie, on le dit discret, rigoureux et innovant.

Martin Margiela le subjugue lors d’un défilé, à cet instant, il sait qu’il ne deviendra pas désigné.

Il se tourne vers les ‘Six d’Anvers’ (Walter Van Beirendonck, Ann Demeulemeester, Dries Van Noten, Dirk Van Saene, Dirk Bikkembergs, Marina Yee).

En huit semaines, il lance sa ligne de prêt-à- porter masculine baptisée Raf Simons : silhouette étroite, influence allemande Bauhaus ou Kraftwerk dans des matières look étudiant anglais.

Il rejoint la marque Jil Sander dans un style austère.

Il intègre l’équipe Dior à la place de John Galliano en 2012 pour diriger les collections femme.

Il réinterprète les éléments distinctifs de la marque, la ligne A, la ligne H et la ‘veste- bar.
L’artiste invite Sterling Ruby pour la collection iconique Couture automne-hiver 2012. Travailler à grande échelle et toucher un large public le motive. C’est aussi ce qui le fera quitter la Maison en 2015.

De Dior, il en reprend l’essence, à la pureté des choses, à la
féminité, à la beauté.
Et c’est ce qu’il va réinventer pendant son passage chez Dior, la pureté des lignes, l’équilibre entre sa culture avant-gardiste et le chic de la tradition française, et enfin, le naturel en toute création.

2015, sera aussi l’année où il est nommé Meilleur Créateur de mode lors des Globes de Cristal.
Il devient directeur de la création de Calvin Klein jusqu’en 2018 et collabore avec d’autres marques comme Fred Perry, Eastpak, Asics et Adidas.

Le designer belge se concentre alors sur sa collection pour hommes. Il sort sa collection Raf by Raf Simons. C’est à chaque fois un succès international. Il collabore à l’équipe Prada en tant que co-directeur créatif aux côtés de Miuccia Prada en février 2020.

Maria Grazia Chiuri

La styliste italienne passe 17 ans chez Valentino. Son inspiration, elle l’a déjà enfant dans la boutique de création de sa mère.

Elle poursuit des études à l’Instituto Europeo di Design.  Et chez Fendi, elle se plongera dans l’univers des sacs à main. Cette expérience la mènera chez Valentino comme responsable des lignes d’accessoires.
Après 7 hommes comme directeurs artistiques, la Maison Dior choisit sa première femme, Maria Grazia Chiuri.

Son pari est de rendre la femme libre de ses choix, message de sa ligne
Peplum.

Judy Chicago en a conçu le décor du défilé dans le jardin du musée Rodin.
Les 21 grandes bannières proposent chacune un message, dont

« Et si les femmes gouvernaient le monde ? ».

Les robes sont longues et fluides, les sandales plates et confortables.
Le savoir-faire manie les détails aux multiples heures de confection…. Les tons clairs poudrés ou de nacre mettent en avant tout en finesse la féminité.

Les stars ont déjà choisi sa collection : Natalie Portman, Lorene Scataria, Lulu Wang…

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